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L'Observatoire du BTP
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Tableau de bord de la filière Construction des régions françaises de l'Arc Atlantique

Date de publication de cette étude : mars 2009

Le concept

L'Arc Atlantique, concept d'aménagement, est né d'une initiative française ; cette appellation est une marque identitaire vis-à-vis de l'Union européenne qui repose principalement sur le volontarisme politique. L'Arc Atlantique regroupe actuellement au sein d'une association 32 régions membres, représentant 16% de la superficie de l'Europe des vingt sept et 62 millions d'habitants. Son objectif est de promouvoir des coopérations dans différents domaines (infrastructures et moyens de communication, eau et environnement, tourisme atlantique, formation et recherche) afin de mieux concurrencer les positions dominantes des régions du centre européen.
Pour ce faire, de multiples analyses économiques ont été réalisées afin d'éclairer au mieux les acteurs en prise directe avec, notamment, les questions d'aménagement du territoire. Le choix des stratégies à adopter n'a pas été si simple, vu le nombre de scénarios à moyen et long terme élaborés au cours des 10 dernières années. Toutefois, la mise en place et la réalisation d'un certain nombre de projets (infrastructures routières, ferroviaires...) montrent la volonté des régions concernées à s'organiser.
C'est notamment le cas des cinq régions de la façade Atlantique (Basse-Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine) qui ont fondé très rapidement une coopération forte du fait de spécificités partagées (population, activité, "maritimité"..). La partie française de l'Arc Atlantique comprend, en plus de ces régions, le Centre et la Haute Normandie, qui se sont parfois associés à des initiatives des autres régions. Le programme européen Interreg les inclut ainsi que Midi-Pyrénées.
Le suivi de la coopération interrégionale s'est fait à partir de points de repère économiques et sociaux regroupés le plus souvent dans des tableaux de bord où la filière construction n'apparaissait jamais. Pourtant, ce secteur d'activité contribue au développement économique quelle que soit sa forme.
C'est pourquoi, la Cellule Économique Régionale de la Construction des Pays de la Loire a souhaité apporter un éclairage particulier sur cette filière en regroupant différents indicateurs globaux permettant de comparer les régions entre elles et de mesurer leur représentativité par rapport à la France entière.
Ce document est la 9ème édition, il continuera à faire l'objet d'une actualisation annuelle permettant aux acteurs politiques et économiques de suivre les évolutions à venir, cela dans un contexte d'une Union européenne élargie et d'un renforcement des Régions.

Qu'observe-t-on ?

Pendant les deux dernières décennies, le secteur de la Construction n'a pas évolué dans les régions de la façade Atlantique comme dans le reste de la France : il a connu une moindre dégradation au début des années 1990, puis une relative stabilité et, ensuite, une reprise plus précoce qui s'est poursuivie depuis l'année 2000. Un seul indicateur peut illustrer cette assertion, celui de l'emploi salarié “direct” : à la fin de 2007, il était en augmentation de 40,4 % par rapport à 1995 à l'Ouest contre seulement 24,3 % dans le reste de la France (source : Unedic, apprentis inclus). Cette tendance s'est poursuivie au titre de l'année 2008 du fait d'un haut niveau de production.
Le recours à l'apprentissage est plus fréquent à l'Ouest (plus d'un apprenti sur quatre en formation intiale et plus d'un jeune sur cinq en formation par voie scolaire).
En ce qui concerne le travail intérimaire, son développement a été constant depuis 1997 en raison d'une forte activité de la filière Construction. Cette composante importante de l'appareil de production BTP, quelle que soit la région concernée, touche tous les corps d'état et de plus en plus de métiers.
Les quelques statistiques sollicitées ici ne livrent pas en elles-mêmes d'explication globale de cette situation, ce qui n'est d'ailleurs pas l'objectif de ce document. Il faudrait davantage d'indicateurs pour rendre compte de la divergence d'évolution : le rythme d'accroissement de la population, les migrations de retraités vers la côte, le développement de la production agricole, l'investissement industriel, le taux d'accession à la propriété, la part de la maison individuelle, le prix du foncier, les facilités de déplacement, etc, sont des éléments qui ont des conséquences sur l'activité du secteur de la Construction et expliquent les disparités régionales.
Les régions de l'Ouest ne présentent cependant pas un “profil” homogène. L'évolution de l'emploi salarié du secteur de la Construction entre 1995 et 2007 illustre bien cette observation puisque le taux de progression du nombre de salariés entre les régions de l'Ouest varie de + 31 % en Basse-Normandie à + 50 % en Aquitaine.
L'année 2008 a été marquée par une activité, certe en recul mais encore très importante de la filière construction en raison du nombre de logements construits, du nombre de m2 de bâtiments non résidentiels réalisés et d'une évolution très favorable des travaux d'entretien-amélioration; cette situation se retrouve également ailleurs, avec toutefois queques disparités entre certaines régions françaises.
L'indicateur global d'activité constitué par les livraisons de ciments n'a pas encore été publié pour 2008 mais il devrait être proche de celui de 2007". Sur la période 1995-2007, les livraisons de ciment ont progressé de 40 % dans l'Ouest et n'ont augmenté que de 21 % sur le reste de la France.
L'année 2009 s'annonce plus difficile. Les permis de construire de logements neufs sont orientés à la baisse (- 18 % dans l'ouest, comme au niveau France entière, entre décembre 2007 et décembre 2008). L'activité devrait ainsi reculer sur le segment du neuf et enregistrer une croissance nulle sur le marché de l'entretien-amélioration.

Consulter l'étude complète (pdf) cles